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Chapitre 5 – La globalisation financière et l’accroissement des risques financiers

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Chapitre 5 – La globalisation financière et l’accroissement des risques financiers

Exercice 1 : Le risque systémique est plus élevé aujourd’hui qu’avant la crise

1) Qu’est-ce que le G20 et le FMI (composition, rôle…) ?

Le G20 est un groupe composé de 19 pays et de l’UE, dont les ministres, les chefs des banques centrales et les chefs d’États se réunissent régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays.

Le G20 représente 85 % du commerce mondial, les deux tiers de la population mondiale et plus de 90 % du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde).

Le FMI est une institution internationale de 188 pays, dont le but est de « promouvoir la coopération monétaire internationale, garantir la stabilité financière, faciliter les échanges internationaux, contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et faire reculer la pauvreté ».

Le FMI assure la stabilité du système monétaire international (SMI) et la gestion des crises monétaires et financières. Pour cela, il fournit des crédits aux pays qui connaissent des difficultés financières mettant en péril l’organisation gouvernementale du pays, la stabilité de son système financier (banques, marchés financiers) ou les flux d’échanges de commerce international avec les autres pays.

Lors d’une crise financière, pour éviter qu’un pays ne fasse « défaut » (c’est-à-dire que ce pays ne puisse plus rembourser ses créanciers, voire ne puisse plus payer ses dépenses courantes), le FMI lui prête de l’argent le temps que la confiance des agents économiques revienne. Le FMI conditionne l’obtention de prêts à la mise en place de certaines réformes économiques visant, de manière générale, à une croissance économique équilibrée à long terme et à l’amélioration de la gestion des finances publiques.

2) Qu’est-ce qu’un risque systémique ?

Un risque systémique est un risque qui peut mettre en danger la survie du système financier. On peut ainsi dire que la faillite de Lehman Brothers en 2008 était un risque systémique car, dans la foulée, elle a entraîné une grave crise de liquidité qui a failli précipiter le système financier mondial à sa perte. Il est toujours difficile de mesurer ex ante un risque systémique. En général on ne sait que c’est un risque systémique qu’après, lorsqu’il est trop tard. Ainsi les autorités financières britanniques ont-elles décidé de porter secours à Northern Rock. Ce n’est pas une grande banque mais les autorités financières ont estimé, en voyant se former la queue du public aux guichets de cette banque, que potentiellement un risque systémique pouvait se matérialiser. Les autorités monétaires américaines n’ont pas eu le même raisonnement pour Lehman Brothers et elles s’en mordent les doigts aujourd’hui.

3) Pourquoi et comment les pouvoirs publics ont apporté leur soutien aux banques en période de crise ?

Pour éviter les coûts économiques et sociaux des faillites bancaires, les pouvoirs publics leur

ont apporté des garanties de prêts, des injections directes de fonds publics. Ainsi, les banques profitent d’une assurance gratuite et empruntent à des taux d’intérêts plus faibles.

4) Pourquoi faut-il limiter la taille des établissements financiers ?

Il paraît opportun de limiter la taille des banques afin que celle-ci puissent se faire une véritable concurrence et limitent les risques financiers pour leurs clients en cas de faillite puisqu’elles seront de taille plus réduite. Elles ne pourront plus spéculer avec des sommes trop importantes pouvant engendrer des risques majeurs en cas de problème.

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Exercice 2 : Bulle spéculative

1) Comment se forme un bulle spéculative ?

Une bulle spéculative provient d’anticipations démesurées de spéculateurs sur l’évolution positive des prix de la valeur des actifs. Les nombreuses transactions entre spéculateurs accélèrent la hausse du prix des actifs, jusqu’à atteindre des niveaux très supérieurs à leur valeur intrinsèque.

2) Pourquoi explose-t-elle à un moment donné et quelles en sont les conséquences ? Lorsque les investisseurs prennent conscience que les prix sont déconnectés de la réalité, ils vendent leurs actifs et les cours chutent : la bulle éclate.

Exercice 3 : Grèce, le risque de défaut se précise

1) Jusqu’où l’Europe sera-t-elle prête à soutenir la Grèce ?

L’Europe soutient la Grèce pour des raisons politiques et non économiques.

Les mesures engagées par la BCE et la Commission européenne permettent de gagner du temps, mais la monnaie européenne finira par disparaître en Grèce.

La situation est si désastreuse qu’une issue positive semble impossible, la Grèce devra déclarer faillite.

2) Si la Grèce venait à sortir de la zone euro, y aurait-il un risque de contagion ?

La sortie d’un État de l’EU entraîne des risques pour les pays fragiles (le Portugal, l’Espagne et l’Italie).

La perte de confiance des investisseurs provoquerait la revente des obligations.

3) Quel est l’apport du quantitative easing aux pays européens en détresse ?

Le quantitative easing revient à émettre des chèques sans provisions aux pays en détresse. L’assouplissement favorise la baisse de l’euro et fait gonfler les actifs boursiers pour donner l’illusion d’une croissance. Mais, la dépréciation de l’euro ne profite pas à l’Europe car 70 % du commerce extérieur est réalisé dans l’Union et les entreprises européennes délocalisent leurs activités. Un euro faible est donc désavantageux.

Exercice 4 : Spéculation

1) Définissez la spéculation.

La spéculation est une prise de position risquée sur un marché qui consiste à acheter des valeurs mobilières (actions, obligations, produits dérivés) ou des devises en vue de les revendre en faisant des bénéfices. Il s’agit donc d’un pari risqué sur l’évolution future d’une valeur.

2) Comment se comporte un spéculateur face à ses anticipations ?

Lorsqu’un spéculateur anticipe la hausse d’une valeur, il l’achète. Si son anticipation se confirme le pari est gagné et réciproquement.

3) Qu’est-ce que le principe du mimétisme ?

Un marché spéculatif est animé par des spéculateurs qui, par mimétisme, amplifient tous les mouvements et en oublient, la réalité économique.

Ce comportement mimétique associé aux anticipations peut rapidement faire basculer les

cours.

Exercice 5 : La prochaine crise : en 2015 ?

1) Selon J. Attali, quelle est la périodicité des crises ? Énumérez ces dernières.

La périodicité des crises est de 7 ans. Les dernières crises sont les suivantes :

–   en 1987 a eu lieu la chute du Dow Jones, premier krach de l’ère informatique ;

–   en décembre 1994, la crise monétaire et financière asiatique se propage ;

–   en avril 2001, la bulle Internet explose ;

–   en 2008 a eu lieu la crise immobilière américaine.

2) Selon l’auteur, quand éclatera la prochaine crise ? Pourquoi ?

On voit qu’en 2015, cette crise financière n’a pas eu lieu. Cela montre que les prospectives en ce domaine sont très difficiles à faire même lorsque l’on est un économiste et un financier reconnu. En définitive, de très nombreux paramètres existent et ils sont impossibles de cerner avec précision. La science économique n’est pas une science exacte. Elle dépend de très nombreux paramètres que personne ne maîtrise complètement, ni même les ordinateurs !

3) Existe-t-il des moyens d’éviter cette potentielle crise ?

LIRE AUSSI  Chapitre 4 – La globalisation financière

Il faudrait recréer une croissance saine et durable par :

–   une baisse de l’euro par rapport au dollar ;

–    une   relance  de   l’investissement  (grands  projets  publics  sur   l’énergie  et   les télécommunications) ;

–   des réformes de structure ;

–    la recherche de la paix, en particulier entre les Européens et leurs voisins de l’Est et du Sud.

Exercice 6 : La crise financière en questions

1) Comment est née la crise financière ?

Les banquiers ont accordé des crédits immobiliers à des ménages aux revenus modestes peu solvables. Mais, leur capacité d’emprunt a été calculée sur des valeurs immobilières surestimées.

Lorsque l’immobilier a  chuté, les ménages n’ont plus été capables de rembourser leurs

emprunts.

Les banques se sont effondrées. Avec la titrisation (transformation des prêts en obligations)

la crise s’est diffusée au système financier.

2) Pourquoi la crise n’en finit-elle pas ?

La crise dure car elle concerne tous les crédits (immobilier, conso, auto…) titrisés et tous les détenteurs de ce type de produits.

De  plus,  tous  les  acteurs  sont  méfiants et  inquiets, tant  du  côté  des  préteurs que  des investisseurs.

3) Faut-il craindre un effet dominos sur les banques ?

Les   grandes   banques   d’investissement  qui   dominaient   les   marchés   financiers   sont aujourd’hui fragilisées.

Les banques européennes moins spécialisées sont plus protégées.

Les banques françaises possèdent des ratios de solvabilité élevés, donc… donc plus résistantes face aux chocs financiers. Actuellement, les craintes s’orientent vers les assureurs américains ayant massivement investi en valeurs « titrisées ».

4) Faut-il redouter un krach boursier mondial ?

Non car il existe des « garde-fous empêchant les marchés de reculer trop vite, trop fort ». Les  liquidités  mondiales,  provenant  des  pétrodollars  et  des  injections  d’argent  par  les banques centrales, évitent des chutes violentes.

Actuellement, sont plus à redouter les « krach rampant » (baisse continue du marché, sans rebond).

Il faut prévoir une baisse généralisée à l’économie réelle, avec moins de croissance et de

profits pour les entreprises.

5) Pourquoi le reste du monde est-il touché ?

« Les États-Unis ont réussi à exporter leurs problèmes partout dans le monde ».

La  mondialisation financière favorise la  contamination. Tout  choc  dans  un  pays  a  des répercussions partout sur la planète.

Exercice 7 : La crise financière affecte l’économie réelle

Comment la crise financière affecte-t-elle l’économie réelle ?

La crise financière affecte l’économie réelle (la production industrielle, les investissements, l’emploi, etc.) par divers moyens :

–   le renchérissement du crédit impacte les entreprises et les particuliers ;

–    les banques sont plus méfiantes pour accorder des crédits (credit crunch), ce qui pénalise les investissements et la consommation, donc la croissance ;

–    la chute des marchés boursiers et de l’immobilier dévalorise les patrimoines et agit sur le comportement des ménages et des entreprises.

Avez-vous compris ?

La globalisation financière, en favorisant la spéculation, accroît la volatilité des titres et les déséquilibres financiers internationaux. Ce décalage entre sphère financière et économie réelle engendre des crises économiques généralisées. Malgré la création de produits sophistiqués, censés protéger les investisseurs financiers contre les risques, la multiplication des crises financières et leur contagiosité entre les différentes places financières démentent l’efficacité de ces innovations financières. En réalité, les instruments purement spéculatifs,

très souvent opaques, ont accru l’instabilité financière et ont engendré des crises qui se propagent très rapidement à l’ensemble du système financier mondial puis engendrent des crises économiques généralisées à l’ensemble des économies de la planète. Les pays les plus durement touchés sont ceux dont la croissance et le développement dépendent en majorité de l’apport de capitaux étrangers, notamment les pays les moins avancés.

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CAS n° 1 La régulation des marchés financiers et ses limites

Collaborateur d’une société de financement, vous présenterez sous forme d’une note, à votre directeur les principaux régulateurs financiers qui existent dans le monde en lui précisant quelles sont les limites de leur action.

Monsieur le Directeur

Dans le cadre de la note que vous m’avez demandé de rédiger sur les problématiques relatives aux régulateurs financiers dans le monde, je vais d’abord vous présenter quels sont les principaux régulateurs financiers qui existent ainsi que leur action, puis je vous préciserai quelles sont les limites de leur action en période de crise.

1 – Présentation des principaux régulateurs financiers mondiaux

Les principaux régulateurs financiers mondiaux sont situés dans les grands pays européens et les États-Unis. En France l’AMF qui a remplacé la Commission des Opérations de Bourse depuis 2003, a pour fonction de contrôler l’ensemble des marchés réglementés ou non français. En Allemagne on trouve le Bundesanstalt für Finanzdienstleistungsaufsicht (BaFin) qui compte trois fois plus d’employés que l’AMF. Au niveau fédéral américain, on trouve le Securities and Exchange Commission. Dans d’autres pays, on trouve également des régulateurs financiers. Par exemple en Chine existe Commission de régulation des marchés.

2 – L’action des régulateurs financiers mondiaux

Ces organismes régulent le bon fonctionnement des marchés financiers. Les autorités de régulation contrôlent les règles, les comportements, les pratiques des sociétés cotées en bourse mais également les intermédiaires financiers entre les investisseurs et les marchés boursiers. Les missions pour les organismes de régulations sont multiples. Il s’agit dans un premier temps de contrôler les informations qui sont fournies au public par les sociétés émettrices. Ainsi, les autorités contrôlent le bilan, le compte de résultat et vérifient que les données ne sont pas falsifiées. La deuxième mission des organismes est de contrôler les opérations de bourse pour déceler tout comportement anormal. En d’autres termes, il s’agit la de repérer notamment d’éventuels délits d’initié. Enfin, la troisième mission des autorités de régulation  de  marché  est  d’éviter  tout  problème  de  fonctionnement dans  les  échanges (liquidité ou solvabilité) tout en assurant la sécurité des informations transmises. Ces organismes de contrôle émettent des alertes sur les institutions financières qui ne respectent pas les conditions qui leur sont imposés.

3 – Les limites de la régulation des institutions financières face à la crise

Malgré cette présence permanente des régulateurs au sein de la finance, il existe un certain nombre de limites à leur action. Les innovations financières très nombreuses comme les produits dérivés ne sont pas assez rapidement pris en compte par ces régulateurs. De même,

leur complexité n’est pas immédiatement comprise ni repérée. On peut également considérer que les actions des nombreux collaborateurs des banques de  très haut niveau qui sont intéressés aux résultats des établissements financiers dans lesquels ils exercent leur métier ne sont pas facilement appréhendés par des autorités de régulation qui ont du mal à recruter des personnels de très haut niveau. De plus, les régulateurs sont soumis au pouvoir politique et leurs objectifs ne sont pas toujours définis avec assez de précision par les réglementations qui  les  ont  mis  en  place  et  qui  définissent leur  pouvoir. Existe donc  certaines limites incontournables.

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